Quartiers de Nîmes à éviter : guide pour locataires, acheteurs et investisseurs
Au sommaire
- En bref
- Ce qu’il faut regarder avant de “rayer” un quartier
- Les quartiers de Nîmes à éviter en priorité
- Quartiers à surveiller : pas “interdits”, mais vigilance requise
- Tableau comparatif : prix et signaux de risque dans les secteurs les plus cités
- Alternatives plus sereines pour vivre ou investir
- Checklist actionnable avant de signer à Nîmes
Pour éviter les mauvaises surprises à Nîmes, quatre quartiers ressortent comme ceux à écarter en priorité quand vous cherchez à louer, acheter ou investir : Pissevin, Valdegour, Chemin-Bas d’Avignon et Mas de Mingue. Ils cumulent, à des degrés divers, des signaux rouges sur la sécurité et la fragilité socio-économique, ce qui se traduit souvent par une vacance locative plus délicate à maîtriser, même si les prix au mètre carré paraissent attractifs.
En bref
- À éviter en priorité : Pissevin, Valdegour, Chemin-Bas d’Avignon, Mas de Mingue.
- À surveiller : Gambetta, Jonquilles, Richelieu, Hoche, Quartier des Amoureux, Quartier des Oliviers, Beausoleil.
- Alternatives plus sereines : Écusson, Jean-Jaurès, Camplanier, Carnot, Révolution, Tour Magne.
- Contexte : indice de criminalité Numbeo 2024 à 66,20, hausse des crimes et délits de +13,5 % sur un an, NPNRU annoncé à 470 M€.
Ce qu’il faut regarder avant de “rayer” un quartier
Quand vous me demandez « quels quartiers éviter à Nîmes ? », je réponds toujours avec une méthode simple : vous devez croiser sécurité, niveau de précarité, prix au m² et perspective de transformation. Nîmes compte environ 150 000 habitants, avec un taux de chômage de 10 % et un taux de pauvreté d’environ 20 % à l’échelle de la ville. À cela s’ajoute un indicateur de perception, l’indice Numbeo 2024 à 66,20, et une hausse des crimes et délits de +13,5 % sur un an.
Je garde aussi en tête des signaux “terrain” qui aident à décider vite, surtout si vous êtes investisseur débutant : opérations de police visibles, équipements dégradés, et difficulté à sécuriser une location sur la durée. Nîmes a connu une opération « Place nette » avec plus de 650 contrôles en 2 jours. Ce genre d’action n’est pas un jugement sur les habitants, mais un indicateur utile sur la pression sécuritaire de certains secteurs.
« En immobilier, un prix bas n’est pas une remise, c’est souvent une prime de risque. À Nîmes comme ailleurs, votre décision doit s’appuyer sur des faits et sur des visites en conditions réelles. »
Les quartiers de Nîmes à éviter en priorité
Si votre objectif est de réduire le risque pour votre vie quotidienne ou votre investissement immobilier, je vous conseille de traiter les secteurs suivants comme des zones à éviter par défaut, sauf projet très encadré et stratégie assumée.
Pissevin
Pissevin concentre plusieurs alertes fortes. Le quartier compte près de 16 000 habitants, soit environ 10,4 % de la population nîmoise. Les données disponibles indiquent un revenu médian autour de 4 692 € par an et une part de population sous le seuil de pauvreté d’environ 69,1 %. Côté sécurité, les trafics de stupéfiants sont régulièrement signalés, avec des opérations policières de grande ampleur, et une vacance locative élevée est rapportée localement.
Sur le papier, le prix moyen est bas, autour de 2 071 €/m² (2024). Dans la pratique, ce faible ticket d’entrée ne garantit pas que vous soyez rémunéré pour le risque, surtout si vous subissez des périodes sans locataire ou une revente difficile. Un point à surveiller : une démolition d’immeubles est programmée le 6 avril 2025 et le quartier est concerné par le NPNRU, mais les effets et le calendrier restent à confirmer.
Valdegour
Valdegour présente un profil proche sur la fragilité sociale, avec un taux de pauvreté mentionné autour de 69,1 %. Des problèmes de trafic de drogues et de criminalité y sont signalés, dans un environnement social jugé fragile. Le prix moyen tourne autour de 2 000 €/m², ce qui attire souvent les acheteurs à budget serré, mais peut aussi exposer à une dévalorisation et à de la vacance.
Mes conseils, si vous visitez malgré tout : passez en journée, regardez l’état des parties communes et de la rue, et anticipez le coût total avec des diagnostics précis, notamment sur l’isolation et la vétusté.
Chemin-Bas d’Avignon
Chemin-Bas d’Avignon a un marqueur administratif clair : le quartier est classé Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) depuis 2013. On y signale de la délinquance, des tensions sociales et une infrastructure vieillissante. La part de population en difficulté est indiquée autour de 60 % sous le seuil de pauvreté. Le prix immobilier est d’environ 2 300 €/m².
Si vous cherchez une résidence familiale, je vous recommande d’éviter si vous avez des alternatives. Pour un investissement, n’entrez que si vous avez des garanties locatives solides et une lecture à jour des projets de rénovation, notamment dans le cadre du NPNRU.
Mas de Mingue
Mas de Mingue combine un taux de pauvreté d’environ 55 %, un chômage élevé, et une insécurité rapportée liée notamment au trafic de stupéfiants. Le prix moyen est donné autour de 2 400 €/m². Le quartier est présenté comme une zone en transition, avec des projets municipaux potentiels, dont l’impact dépendra du calendrier et de la mise en œuvre du NPNRU.
Si vous êtes investisseur, la prudence s’impose : la réussite tient souvent à une préparation lourde (diagnostics, travaux, sécurisation) et à des partenaires très présents sur place.
Quartiers à surveiller : pas “interdits”, mais vigilance requise
Entre les quartiers à éviter et les secteurs plus sereins, certains quartiers demandent une analyse au cas par cas. On y trouve des signaux d’alerte ponctuels ou des contrastes de rues à rues. Gambetta est cité avec un prix autour de 2 800 €/m² et une pauvreté d’environ 40 %. Le quartier des Jonquilles est associé à des violences urbaines citées en juillet 2023. Sont également à surveiller : Richelieu, Hoche, Quartier des Amoureux, Quartier des Oliviers, Beausoleil.
Mon approche “immobilier” dans ces zones : vous devez vérifier si le secteur progresse ou se dégrade. Regardez l’évolution des incidents, les travaux urbains, et l’ouverture ou la fermeture de services. Un exemple marquant cité localement : la médiathèque Marc Bernard, annoncée avec 1 M€ de réhabilitation en 2020, a finalement été détruite, ce qui nourrit de l’incertitude sur l’offre d’équipements.
Tableau comparatif : prix et signaux de risque dans les secteurs les plus cités
| Zone | Statut ou signal | Pauvreté (indication) | Prix moyen (€/m²) |
|---|---|---|---|
| Pissevin | Trafics signalés, vacance élevée, démolition prévue le 6 avril 2025 | ≈ 69,1 % | ≈ 2 071 |
| Valdegour | Criminalité et trafic signalés | ≈ 69,1 % | ≈ 2 000 |
| Chemin-Bas d’Avignon | ZSP depuis 2013 | ≈ 60 % | ≈ 2 300 |
| Mas de Mingue | Insécurité rapportée, zone en transition | ≈ 55 % | ≈ 2 400 |
| Gambetta | Risque modéré, à analyser rue par rue | ≈ 40 % | ≈ 2 800 |
Alternatives plus sereines pour vivre ou investir
Si votre priorité est un cadre de vie plus stable et une demande locative généralement plus simple, les quartiers le plus souvent cités comme recommandations sont : Écusson (centre historique), Jean-Jaurès, Camplanier, Carnot, Révolution, Tour Magne. On y recherche davantage le patrimoine, les services, et une meilleure lisibilité sur la qualité de vie.
Côté stratégie, le plan de route le plus pragmatique pour un investisseur débutant reste la liquidité : privilégier des T2 ou T3 et chiffrer votre rentabilité nette après charges et travaux. Si vous visez un dispositif comme la loi Pinel, retenez l’idée simple : c’est un cadre fiscal avec des règles d’éligibilité à vérifier avant de vous engager.
Checklist actionnable avant de signer à Nîmes
- Visitez deux fois : une fois en journée, une fois en soirée, et observez l’éclairage, les commerces ouverts, la vie de rue.
- Sécurisez votre dossier : état des serrures, interphone, double vitrage, et diagnostics (plomb, amiante, termites) pour estimer les travaux.
- Validez le “risque locatif” : informez-vous sur la vacance, et si vous investissez, envisagez une assurance loyers impayés et des garanties solides.
Si vous hésitez entre deux secteurs, je vous invite à raisonner comme à Paris quand on compare deux micro-quartiers : ce n’est pas seulement une adresse, c’est un équilibre entre tranquillité, services, et facilité de revente. Le Paris de l’Immobilier vous accompagne pour relire votre projet (résidence principale ou investissement) et poser une stratégie claire, surtout si vous envisagez une zone “à surveiller” ou un quartier concerné par la rénovation urbaine.


