Quartiers de Bordeaux à éviter : où dormir, vivre et circuler en toute sécurité (touristes & nouveaux résidents)
Pour choisir où dormir ou vous installer à Bordeaux sans mauvaise surprise, retenez une règle simple : l’insécurité est surtout localisée et se manifeste davantage la nuit (petits vols, nuisances, attroupements). En pratique, vous pouvez profiter de la ville en privilégiant quelques secteurs centraux et en évitant certaines zones connues pour leurs signalements, notamment autour de la gare et de quelques quartiers en transition.
En bref
- À éviter surtout la nuit : Saint-Michel et Place des Capucins, Gare Saint-Jean et ses abords, Les Aubiers-Grand Parc-Chantecrit, La Benauge, Belcier, Bacalan (selon micro-secteur), certains tronçons du boulevard Jean-Jacques-Bosc.
- Pour loger sereinement : Triangle d’Or, Jardin Public, Chartrons, Caudéran, zones centrales autour de la Cathédrale, Place Gambetta, Place de la Comédie, La Bastide.
- Lecture des classements : des indicateurs existent (ville-data.com et Numbeo, indices Numbeo 2024 autour de 49,15 à 49,44), mais les résultats varient selon la méthode, d’où l’importance du micro-local et des horaires.
- Immobilier : si vous louez ou achetez, regardez le DPE et les échéances (G interdite à la location dès le 1er janvier 2025, F à partir de 2028, DPE collectif obligatoire depuis 2024 pour certaines copropriétés).
Quels quartiers de Bordeaux éviter, concrètement (et quand) ?
La question la plus utile n’est pas seulement « quel quartier éviter », mais à quel moment et dans quel périmètre. À Bordeaux, les signalements se concentrent souvent sur des abords (places, ruelles, sorties de tram, zones de flux) plutôt que sur un arrondissement entier.
| Secteur | Pourquoi c’est signalé | Mes conseils |
|---|---|---|
| Saint-Michel / Place des Capucins | Vols à la tire, nuisances nocturnes autour du marché et des bars, trafics signalés | Profitez du jour, évitez les ruelles adjacentes la nuit, privilégiez rues principales |
| Gare Saint-Jean et abords | Forts flux, vols opportunistes, signalements de trafics à proximité | Arrivées tardives : VTC ou taxi, logez plutôt côté centre historique ou Euratlantique |
| Les Aubiers / Grand Parc / Chantecrit | Délinquance urbaine, trafics, violences ponctuelles, surtout la nuit | Peu adapté au séjour touristique, visite de jour indispensable avant installation |
| La Benauge et environs | Problèmes sociaux, insalubrité ponctuelle, vols et pickpockets signalés | Évitez la nuit, ciblez des zones plus centrales et résidentielles |
Où loger « sans se tromper » : les secteurs généralement recommandés
Pour un hôtel ou une première location, les secteurs les plus simples à vivre sont ceux où vous cumulez transports, éclairage, présence de commerces et une ambiance plus résidentielle. Les zones souvent recommandées incluent le Triangle d’Or, le Jardin Public, les Chartrons, Caudéran (quartier tranquille, rattaché à Bordeaux depuis 1965), La Bastide, et des secteurs centraux autour de la Cathédrale, de la Place Gambetta et de la Place de la Comédie.
Mon réflexe de terrain, que j’applique aussi quand je découvre un quartier pour un rendez-vous immobilier : si je peux rejoindre mon hébergement en restant sur des axes larges et des quais éclairés, j’ai déjà éliminé une bonne part des situations inconfortables.
Deux zones à connaître pour éviter les mauvaises surprises
Saint-Michel et Capucins : très vivant le jour, plus variable la nuit
Le secteur est apprécié pour son marché et son animation, mais il est aussi fréquemment signalé pour des vols à la tire et des nuisances nocturnes, notamment autour des places et des ruelles adjacentes. Si vous êtes touriste, choisissez un hôtel sur des rues plus passantes et anticipez vos retours tardifs en évitant de traverser seul des petites rues.
Gare Saint-Jean : pratique, mais vigilance lors des arrivées tardives
Autour d’une grande gare, les flux créent des opportunités pour les vols opportunistes, avec des signalements de trafics à proximité. Si vous arrivez tard, la solution la plus simple reste de prévoir un taxi ou un VTC et de loger plutôt côté centre historique ou dans le périmètre Euratlantique, en développement.
Check-list rapide selon votre profil (touriste ou futur résident)
- Avant de réserver : lisez des avis récents, vérifiez la proximité d’un arrêt de tram éclairé, repérez l’itinéraire de nuit (grands axes plutôt que ruelles).
- Sur place : restez vigilant dans les zones très denses (exemple : marchés bondés comme aux Capucins), évitez d’exposer vos objets de valeur.
- Si vous louez ou achetez : demandez le DPE et anticipez les règles (G interdite à la location dès le 1er janvier 2025, F à partir de 2028, DPE collectif obligatoire depuis 2024 pour les copropriétés chauffées collectivement).
Le bon choix à Bordeaux se joue rarement au « nom du quartier » : il se joue à l’échelle de la rue, de l’heure de retour et de votre tolérance aux nuisances.
Dernier repère utile : certains classements peuvent donner une impression contradictoire. Par exemple, ville-data.com place Bordeaux 2ème ville la plus dangereuse de France (sur 20 villes), tandis que Numbeo classe Bordeaux 10ème sur 12 en 2024, avec un indice de criminalité autour de 49,15 à 49,44. La bonne lecture, pour vous, consiste à croiser ces signaux avec vos trajets réels et le micro-secteur exact de votre hôtel ou logement.
Le Paris de l’Immobilier vous accompagne si vous hésitez entre deux adresses, surtout avant une location longue durée ou un achat : une vérification micro-locale (jour et nuit) et un point sur le DPE évitent beaucoup d’erreurs.


