Quels quartiers de Toulouse éviter pour votre sécurité — zones sensibles et conseils pour nouveaux arrivants
Au sommaire
- En bref
- Quels quartiers de Toulouse éviter en priorité (et pourquoi on parle de « zones sensibles »)
- Comprendre les chiffres de la délinquance, sans se tromper d’échelle
- Zoom sur 6 secteurs souvent signalés (avec repères chiffrés)
- Mes conseils pratiques pour choisir votre logement et vos trajets (sans vous faire peur)
- Tableau de repères: comparer rapidement quelques quartiers cités
- Dernier repère avant de vous installer: évitez l’étiquette, cherchez l’îlot
Vous arrivez à Toulouse et vous cherchez à éviter les secteurs où l’on peut se sentir moins serein, notamment le soir ou lors d’une visite de logement. Pour vous aider à décider vite et bien, voici les quartiers le plus souvent signalés comme sensibles et, surtout, une méthode simple pour vérifier le risque à l’échelle de votre rue.
En bref
- Quartiers souvent cités comme sensibles: Grand Mirail (Mirail, La Reynerie, Bellefontaine), Empalot, Rangueil, Les Izards-La Vache, Arènes, Soupetard, Pradettes, Cépière-Beauregard, Saint-Exupéry, Bourbaki, La Gloire, Négreneys.
- Repères ville: indice de criminalité 50,48 (2024) et 46 963 crimes et délits recensés (2020), soit 81,17 pour 1 000 habitants.
- Ce que je recommande avant de signer: regarder la zone au niveau IRIS/îlot, puis visiter à plusieurs heures, en repérant lumière, commerces et accès transports.
- Précaution utile: un « quartier chaud » n’est pas homogène, l’ambiance peut changer d’un îlot à l’autre, surtout dans les grands ensembles.
Quels quartiers de Toulouse éviter en priorité (et pourquoi on parle de « zones sensibles »)
Quand on parle de quartiers « chauds », on mélange souvent plusieurs réalités: des faits de délinquance (violences, vols, trafics), des fragilités sociales (pauvreté, emploi), et une forme urbaine (beaucoup de logements collectifs et de grands ensembles). Mon approche, en tant que guide immobilier, consiste à partir de critères concrets plutôt que d’une réputation générale.
À Toulouse, la ville compte environ 500 000 habitants, sur 118,3 km², avec une densité proche de 4 230 habitants/km². Les indicateurs globaux donnent un cadre, mais votre décision doit se jouer au pas de porte, pas à l’échelle d’un arrondissement ou d’un grand secteur.
Comprendre les chiffres de la délinquance, sans se tromper d’échelle
Deux repères reviennent souvent: l’indice de criminalité 50,48 (2024) et les 46 963 crimes et délits recensés (2020). Rapporté à la population, cela représente un taux global de 81,17 pour 1 000 habitants. La répartition fournie donne aussi une idée de la nature des faits: violences 15,48‰, vols et dégradations 50,62‰, trafics de stupéfiants 7,95‰, autres 7,12‰.
Ce que ces chiffres ne disent pas, en revanche, c’est l’endroit exact où vous serez exposé. Une commune, une métropole, un quartier administratif et un îlot IRIS n’ont pas la même lecture. C’est pour cela que je vous conseille de chercher des informations géolocalisées, idéalement à l’échelle IRIS/îlot, avant de rayer ou d’adopter un secteur.
Quand je visite un quartier inconnu, je ne me fie jamais à une étiquette: je regarde la rue à l’heure où vous vivrez vraiment, puis je confronte cette impression aux indicateurs disponibles.
Zoom sur 6 secteurs souvent signalés (avec repères chiffrés)
Pour un nouvel arrivant, l’objectif n’est pas de « juger » un quartier, mais de réduire l’incertitude avant une visite, un trajet tardif ou une signature de bail. Voici des repères factuels sur plusieurs zones régulièrement citées.
Grand Mirail (Mirail, La Reynerie, Bellefontaine)
Le Grand Mirail est vaste, ce qui explique des ambiances très contrastées d’un îlot à l’autre. On y retrouve environ 31 691 habitants et un taux de pauvreté de 46,4 %. Le secteur est marqué par la prédominance de grands ensembles, majoritairement construits dans les années 50-60, et par des indicateurs d’emploi autour de 44 % (15-64 ans).
Un grand projet de rénovation urbaine est annoncé à environ 1 milliard d’euros sur dix ans, avec des dispositifs de sécurité comme des caméras et un poste de police. Pour votre sécurité au quotidien, la bonne pratique consiste à éviter de conclure sur « le Mirail » en bloc et à vérifier le micro-secteur, l’éclairage, les cheminements et les points de transit.
Empalot
Empalot compte 5 502 habitants et un taux de pauvreté de 43,2 %, avec un taux d’emploi proche de 45 %. Le quartier est aussi au cœur d’une transformation lourde: 1 200 appartements doivent être démolis et 1 900 logements neufs construits, avec près de 50 % en accession libre.
Concrètement, si vous visez une installation rapide, intégrez le facteur « chantier » dans votre choix: qualité des cheminements la nuit, phases de travaux, et évolution possible des équilibres du quartier.
Rangueil
Rangueil affiche 3 311 habitants et un taux de pauvreté de 40,7 %. L’habitat y est très collectif: environ 95 % de logements de plus de 20 logements. Le profil est très jeune et très « solo »: huit ménages sur dix sont constitués d’une seule personne, et cinq habitants sur dix ont entre 15 et 24 ans.
Avec un taux d’emploi de 28 % (15-64 ans) et 45 % de diplômés (bac ou plus), on comprend pourquoi l’ambiance peut varier selon les espaces de transit. Pour vos trajets, la vigilance est surtout à adapter aux horaires et aux itinéraires empruntés.
Les Izards-La Vache
Le secteur Les Izards-La Vache compte 2 747 habitants, avec un taux de pauvreté de 41,1 % et 28 % de diplômés (bac ou plus). Il est régulièrement cité pour des incidents localisés liés à des trafics, avec des faits rapportés comme une découverte de 1 200 pieds de cannabis (à vérifier par source de presse).
Arènes
Arènes regroupe 2 127 habitants, un taux de pauvreté de 32,2 % et une part de logements collectifs autour de 84 %. La proximité d’axes de transport peut jouer sur les flux, notamment en soirée. Si vous passez par là tard, privilégiez les axes éclairés et fréquentés.
Négreneys
Négreneys compte 1 014 habitants et un taux de pauvreté de 40,2 %, avec une part de logement collectif élevée, autour de 95 %. Là encore, ce n’est pas une condamnation d’un quartier entier: c’est un signal pour vérifier l’immeuble, l’environnement immédiat et les trajets retour le soir.
Mes conseils pratiques pour choisir votre logement et vos trajets (sans vous faire peur)
La méthode la plus efficace, c’est de croiser des données et du terrain sur une période récente (idéalement 2018-2024), car certains secteurs sont en rénovation urbaine et l’ambiance évolue. Si vous n’avez qu’une soirée pour décider, faites simple: repérez l’îlot, puis observez les usages.
- Avant la visite: consultez une cartographie fine (quartier, IRIS, rue), regardez l’évolution par période et, si possible, les types de faits (violences, vols, trafics).
- Pendant la visite: vérifiez l’éclairage, les commerces encore ouverts, l’état des halls et accès (digicode), et la facilité d’un trajet à pied depuis les transports.
- Après la visite: recoupez avec les informations disponibles sur les dispositifs municipaux (caméras, poste de police) et les projets de rénovation (phases de chantier, démolitions-reconstructions).
Tableau de repères: comparer rapidement quelques quartiers cités
| Quartier | Population | Taux de pauvreté | Repère utile |
|---|---|---|---|
| Grand Mirail | 31 691 | 46,4 % | Grands ensembles, rénovation urbaine annoncée (1 milliard d’euros sur dix ans) |
| Empalot | 5 502 | 43,2 % | 1 200 appartements démolis, 1 900 logements neufs, près de 50 % accession libre |
| Rangueil | 3 311 | 40,7 % | Logement collectif environ 95 %, population très jeune |
| Les Izards-La Vache | 2 747 | 41,1 % | Incidents localisés rapportés, vigilance sur les îlots précis |
| Arènes | 2 127 | 32,2 % | Logement collectif environ 84 %, attention aux flux autour des transports |
| Négreneys | 1 014 | 40,2 % | Logement collectif environ 95 %, vérifier rue par rue |
Dernier repère avant de vous installer: évitez l’étiquette, cherchez l’îlot
Vous verrez parfois circuler des chiffres divergents selon les sources, y compris sur des détails de population ou le nombre de quartiers prioritaires. Ce n’est pas anormal: les périmètres changent, les dates ne sont pas les mêmes, et l’échelle de lecture varie. Pour décider sereinement, gardez une règle simple: une statistique globale vous alerte, mais une visite et une lecture « rue par rue » vous protègent.
Le Paris de l’Immobilier vous accompagne si vous voulez une lecture pragmatique d’un secteur avant une visite: l’idée n’est pas d’éviter Toulouse, mais de choisir votre trajet et votre logement avec des repères clairs, adaptés à votre rythme de vie.


